7 novembre 2012

Le lieu c’est les sentiments


« Il suffit d’être un épi de blé
pour connaître le sens du vent
dans la prairie.
Mais pour un homme
c’est plus difficile… »

Extrait : Le jeu de l’ombre et du chemin



 Pierre Sentenac  



Le lieu c’est les sentiments’ nous dit Toni Morrison dans son dernier livre : « Home », titre parlant car ce mot suggère avec sobriété la maison qui rassure et protège, à laquelle tout individu aspire.
« ‘Le chez-soi’ pour un Américain est plus qu’un lieu. C’est un état mental une utopie dans laquelle on se sent en sécurité » explique Toni Morrison.
N’est-ce pas un droit fondamental pour tout individu ?

Je ne peux m’empêcher d’évoquer la quête du ‘Petit Prince’ (de St Exupéry) qui cherche un lieu où habiter.
« Chaque jour dit le renard au Petit Prince, tu t’assoieras un peu plus près de moi. »

C’est dans la rencontre que l’humain se découvre, le lieu étant ces nœuds obscurs que l’homme cherche à dénouer au cours de sa vie, un périple que le héros de ‘Home’ assume, déjouant les périls de la clandestinité…
‘Le chez-soi’ est le retour vers l’enfance, vers sa sœur qu’il a toujours protégée et qu’il veut sauver. Mais il s’agit aussi pour lui de se sauver au cours d’un voyage intérieur qui le mène au bilan de son existence.

La fin du livre est inattendue et bouleversante.
Donner à un être humain, inconnu de lui, un tombeau digne, c’est en quelque sorte pour lui se racheter, retrouver son honneur perdu et un chemin de vérité, se délivrer des horreurs de la guerre, des violences subies ou données !

Tout homme est une histoire sacrée.
M.S




Références des livres:

« Home » Toni Morrison,  Christian Bourgois

« Le jeu de l’ombre et du chemin » Michèle Serre éditions : Le Bien-Vivre
Pour commander cet ouvrage contacter l'adresse mail: pierresentenac@orange.fr 
( Livres d’artiste de Collectionfait main, couverture Moulin Laroque, papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 19Euros )

Pour toute commande du livre cliquer ci-après sur commande


2 commentaires:

  1. Celui qui entre par hasard

    Celui qui entre par hasard dans la demeure d'un poète
    Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui
    Que chaque noeud du bois renferme davantage
    De cris d'oiseaux que tout le coeur de la forêt
    II suffit qu'une lampe pose son cou de femme
    A la tombée du soir contre un angle verni
    Pour délivrer soudain mille peuples d'abeilles
    Et 1'odeur de pain frais des cerisiers fleuris
    Car tel est le bonheur de cette solitude
    Qu'une caresse toute plate de la main
    Redonne à ces grands meubles noirs et taciturnes
    La légèreté d'un arbre dans le matin.

    René-Guy Cadou

    RépondreSupprimer
  2. Personnellement, un extrait de chanson :

    "Nous ne sommes donc là qu'au lieu où le coeur veille
    Nous ne sommes ici qu'au lit de notre amour
    Mais il est difficile de le trouver toujours
    Ce nid secret d'oiseau blotti dans la merveille..."

    Garlaban - Avril 2011

    RépondreSupprimer