5 août 2017

Poésie, le don du simple




Grande oublieuse la mémoire mais parfois une image derrière le miroir fait bouger notre cœur et quelle promesse s’élève aujourd’hui dans nos vies immobiles !
Celle d’un poète-photographe découvert par hasard dans les années 80 dans une rue discrète d’Avignon bien éloignée des fastes du Festival… Après le vacarme et la houle des touristes, une petite salle silencieuse d’exposition s’est offerte à nos regards avec une présence que je n’ai jamais oubliée malgré le passage des années.

« Joindre au verbe qui déchire
une image qui elle aussi sait tout dire… »

Promesse de silence et de respiration par un créateur, Daniel Pons dont la danse nous a interpellés avec une noblesse émouvante !
En cet été si chaud et si tumultueux à de nombreux égards, il nous dit :

« Créateur mon frère, ta fragilité est une corde tendue entre ciel et terre, une corde que tu sauras franchir au chant de l’Un :
l’intuition du simple comme absolu n’est pas vanité, il te suffit… »

Le temps a passé et la fournaise des étés nous envahit inexorablement…

Passent les jours immobiles et vivent les soirées où nous contemplerons en silence le ciel et ses métamorphoses qui s’offrent à nos regards dans une totale gratuité jusqu’au chant de la première étoile et l’élan d’un souffle régénérateur qui nous comblera.

« Habiter le précaire
un chant pour soi
venu d’ailleurs…
Il parle de si loin
Le poète,
et toujours en chemin… »
                                                                                                                    M.S





Pierre Sentenac "Don du simple"

Technique Mixte sur papier 06/08/2017



18 mai 2017

Parler de Arturo Toscanini


Dans le début des années 50, aller au cinéma représentait pour l’enfant que j’étais un spectacle de divertissement formidable !

Car au-delà du film que l’on « allait voir » avec envie et passion (Quo Vadis, Samson et Dalila, Robin des bois, Jeanne d’Arc…) les « Actualités de la semaine » qui débutaient par le ‘cocorico’ du coq de la firme Pathé, nous apportaient les informations générales, les faits, les évènements essentiels, les célébrités de l’époque avec les « mots d’esprit » du narrateur (plus ou moins justifiés) la vision idyllique de la modernité avec son cortège d’évolutions et d’illusions futures, tournant parfois à la propagande …

C’est ainsi que je découvris pour la première fois Arturo Toscanini, au cours de la retransmission sommaire d’un concert (Carnegie hall du 31 janvier 1953 ?)

Bien qu’encore adolescent cette image m’a fortement impressionné !

Il s’est présenté à moi comme le chef d’orchestre mythique, au visage déterminé et persuasif, dirigeant avec vitalité et une fougue remarquable !

Mon admiration pour ce chef d’orchestre d’exception ne s’est jamais démentie et j’ai suivi son parcours musical avec le plus vif intérêt.

Plus tard, vers dix-sept ans, ses interprétations hors pair m’ont orienté, dans mes choix, mes exigences musicales et permis de comprendre qu’une œuvre musicale ne vit, ne prend forme que si l’interprétation est exceptionnelle!

Ses interprétations sont remarquables, par leur justesse, leur qualité de tempo, leur respect de la partition… elles m’ont servi de révélateur par rapport à certains chef-d’œuvre de musique classique :

Ainsi, son interprétation de la 39ème Symphonie de Mozart, qui met en valeur avec brio les sentiments contraires (« du rire aux larmes », si chères à Mozart).

Il faut noter également que son amour de la musique, le conduit vers un répertoire universel, moins fréquent à l’époque, parfois jusqu’à des musiques très actuelles.
Son éclectisme, le poussait à des choix exigeants, audacieux.
En création mondiale, il inscrit à son répertoire, d’une manière magistrale, la Symphonie « du Nouveau Monde », d’Antonin Dvorak, dont les accents enchantèrent ses contemporains !

Pendant 17ans à la tête de la NBC (orchestre taillé sur mesure pour sa stature de chef) au rythme d’un concert par semaine, il interprètera pour des millions d’Américains des œuvres méconnues ou inconnues, ne dédaignant pas pour autant, la diversité des œuvres classiques universelles…

Les nombreux enregistrements qu’il nous a laissés et qui parsèment son chemin de création, constituent l’un des plus impressionnant monument de l’Histoire du disque.

                                                                                               P.S



Pierre Sentenac "Largo con variazone" 
Encres/Arche 17/05/17



Pierre Sentenac "Molto vivace con brio"
Encres, Pastels/Arche 17/05/17





28 mars 2017

Le Ciel la Mer



Cette vague de printemps qui reflue en nous, passage éphémère du souffle de la poésie…
Je la pressens à travers tout mon corps : une émotion légère, subtile, qui me surprend dans le regard que je porte sur les œuvres picturales d’Eugène Boudin, cet artiste autodidacte que le peintre Corot, son aîné qualifia de ‘roi du ciel’…

Corot, le peintre des paysages que Boudin considéra au début de sa carrière artistique comme un maître !

En effet, ce papetier de profession choisit cette voie difficile d’abord à Trouville et Honfleur dont il était originaire, ‘croquant’ avec un talent naturel les spectacles des ports et la vie des scènes des plages qui s’offraient à lui…

Mais très vite, il choisit de quitter ces pauvres ports abandonnés par la lente marche des voiliers et industrialisés par les machines à vapeur et l’effervescence des quais, choisissant de se concentrer sur ce spectacle naturel :
le ciel, la mer…

« Il nous reste encore le ciel que personne ne peut abîmer, pas même la fumée rance des vapeurs… et la mer si fraîche et si vivante. »

Le ciel tel une ombre bleue s’étire entre deux infinis…
Subjugué par cet « aplat d’éternité », il rêve d’une toile bordée d’éternité…

Baudelaire est séduit par ses études au pastel, ses improvisations « chacune portant écrit en marge, la date, l’heure et le vent… », improvisation qui le rend précurseur des impressionnistes !

Ayant abandonné sa profession de papetier et d’encadreur, le peintre avait choisi tardivement la carrière artistique, travaillant ‘sur le motif’, loin de tout académisme.
Avide des spectacles de la nature : l’eau, le ciel, la mer
constituèrent son horizon familier, approfondissant son regard selon les heures et les saisons, voyageant avec les nuages, les merveilleux nuages, pénétrant les brumes humides et légères qui cristallisent les couleurs et le lumière qui se fraie des chemins parfois féériques dans ses paysages préférés…
métamorphoses qui s’éveillent sous le regard complice de l’artiste, poète à ses heures…
Rêveur, son inspiration le porte toujours à préférer les rivages où il trouve à certaines heures un peu de silence et de solitude « et les voix plus monotones mais aussi plus poétiques des éléments naturels, l’odeur de l’algue marine, la fraîcheur de l’humidité saline de nos grèves. »

Comme Flaubert il s’immerge dans le microcosme de la Normandie (leur lieu de prédilection) afin d’en extraire toutes les essences…

Parfois des notations météorologiques le guident dans son travail pour déceler les particularités géographiques et physiques du paysage.

C’est l’atmosphère d’un lieu à un moment donné qui imprègne ses œuvres parfois spontanées : les réverbérations et reflets, ponctués par les vibrations colorées !

Il peint avec passion et tente de traquer avec ses pinceaux et ses brosses l’instant crucial où la lumière se perd dans les gouttelettes d’eau qui saturent progressivement le paysage gagné par les brumes grises et légèrement bleutées…
Et parfois, l’horizon embrasé devient, comme par magie, un monde surnaturel.

Pour Baudelaire, déjà cité, le monde où nous introduit Boudin ‘son contemporain’
nous éloigne d’une morne réalité et son enthousiasme est profond.
Il écrit notamment : « Tous ces nuages aux formes fantastiques et lumineuses, ces ténèbres chaotiques, ces immensités vertes et roses, toutes ces profondeurs, toutes ces splendeurs me montèrent au cerveau comme une boisson capiteuse. »

Mais le monde du peintre est plus naturaliste que ne le prétend le poète.
Sous une apparente sobriété les visions de Boudin débarrassées de l’opacité de la matière sont baignées de Lumière et de Légèreté.

Cette perception du paysage n’a pas été étrangère à l’inspiration du jeune Monet, devenu un temps son disciple, l’accompagnant dans son périple, le regardant travailler sur « Nature ».

Fort de cette leçon il saura au passage remercier Boudin :
« Je n’ai pas oublié que c’est vous le premier qui m’avez appris à comprendre et à voir »

Ainsi commence un moment inoubliable de l’aventure impressionniste.

M.S





Pierre Sentenac "Le Ciel la mer" Encres&Pastels / canson /02-2016






14 décembre 2016

Poésie sans frontière



Il y a les frontières géographiques et les frontières de l’histoire, mais il arrive parfois que les musiques des mots resurgissent dans les mémoires avec une nouveauté que nous ne soupçonnions pas …

D'une manière souvent inattendue la voix des poètes nous interpelle avec une vérité qui nous touche profondément faisant surgir en nous des images familières même si la langue des mots nous est parfois étrangère…

Lorsque j’écoute René Char « Parler » sa poésie, j’ai l’impression très forte qu’elle m’est destinée…
Quel cadeau merveilleux !...

Et je me souviendrai toujours de la voix d’un poète occitan du XXème siècle… dans une émission télévisée, sa langue chante encore en moi malgré le passage des années (bien qu’elle me soit inconnue ! ) et je me laissais bercer par la musique des mots et des sons, une révélation encore vivante aujourd’hui… une explosion de couleurs un peu comme si l’horizon de mon univers s’élargissait faisant naître en moi une vague de joie…

Mas-Felipe Delavouët s’est présenté à nous avec une conviction désarmante, proclamant l’éternité de la langue occitane malgré les nombreux présages de sa disparition progressive et inéluctable…

Quelle présence impressionnante et avec quelle magie, les sons et les mots s’infiltraient en nous malgré les écrans !…
Dans le retrait de sa vie sociale et de tout système, il tissait patiemment sa toile, convaincu que le silence d’une langue ne suffisait pas à signer sa disparition !
Amoureux de son pays, de la mer qui le borde, il labourait avec constance ses terres profondes, convaincu que tant de Beauté ne pouvait disparaître…

Aujourd’hui que la région occitane retrouve une forme de légitimité politique, peut-être une nouvelle naissance (même précaire ! )
je me dis qu’il avait raison d’y croire !
Et je vous offre avant Noël…
Un de ses cadeaux…
MS
Pouèmo pèr Evo

v

Chantèrent ta beauté les houles de la mer
s’enfournant à grands coups dans les grottes de marbre
en amplifiant sous la montagne un chant têtu
qui, par les racines, s’épandit dans les arbres,
et dans le vent, et dans le ciel
pour rejoindre la mer et revenir à grands coups.

Eve, comme un filet, par mille et mille voix,
fil à fil, et partout, se propageait ta gloire.
Toute peur se taisait et même mon angoisse
se retirait au plus obscur de ma mémoire
car, _ comme un écho dans la coquille marine
reprend le chant royal des eaux en colère _,…

Extrait 1

v

Et plus rien de la terre ne nous était ennemi,
les collines autour de nous se faisaient féminines,
et les plaines étaient douces, et des rêves endormis
coulaient lentement le long de tous les ruisseaux,
et les mousses, entre les cailloux,
caressaient ton cou blanc de ces rêves tranquilles,

ô curieuse, ô ma belle impatiente de toi,
quand, te tenant aux branches basses, tu voulais voir
un sourire de sœur, encore inconnu,
répondre à ton sourire à travers ce verre,
ô toi qui ne savais pas qu’aux trous
de mes yeux tu trouverais ton plus fidèle miroir.

Extrait 2


Pierre Sentenac "Pouèmo pèr Evo" 14/12/2016
composition Paint d'après sculpture de A.Maillol




N.B :  Publication de José Corti arrêtée en 1980


21 octobre 2016

Le Jardin d'hiver



Il a suffi d'une longue pluie d'automne
pour que le jardin prenne ses quartiers
d'hiver.
L'esprit se vide le corps aussi...

Seule une odeur de terre

nous rappelle
que le jardin est bien là
sans fleurs sans parfums
à l'écart de la vie
entre ciel et terre...
Se déchire en moi
le chant de la feuille
Perdue mystérieuse
en robe de fête...


Poème extrait du livre : 
« Le jardin d’hiver » de Michèle Serre



Pierre Sentenac "Le jardin d'hiver" 
Tech.mixte/Canson - fév.2016


Regardant avec nostalgie le jardin d’hiver dépourvu des attraits du jardin d’été, comment ne pas se laisser aller d’emblée à une tristesse morbide, ce mal noir de la mélancolie risque de détruire en nous toute les forces de vie, ces élans profonds que la contemplation de la nature a déposés secrètement en nous…

Le charme est rompu, hors de notre portée ce plaisir des sens mobilisant notre corps entier mais aussi notre cœur !

Y-a-t-il simplement un espoir de retour de l’éveil des plantes, de l’explosion des couleurs et des parfums dans un jardin désormais endormi ?

Résignés à cette mauvaise fortune risquerions-nous de ne pas surprendre dans l’arbre royal l’aile de la feuille qui prend son envol avec une légèreté surprenante… un frisson de vie dans notre corps endolori…
Ce même frémissement que les mains du musicien fait naître miraculeusement sur son clavier, exorcisant avec l’harmonie de ses notes les ténèbres de nos états d’âme…

Rassérénée par l’écoute de la pièce musicale « Mélancolie » de Poulenc, je suis fascinée par le jeu du compositeur et j’admire le ballet de ses mains qui s’envolent espièglement avec les sons…

La danse de la mélodie prolonge l’enchantement et apaise l’angoisse levant comme par miracle doutes et incertitudes, telle la feuille en robe de fête dans le jardin d’hiver.

M.S




Livre:

Cet article fait suite au Livre intitulé : « Le Jardin d'hiver»
publié en 1999.



     Gravures de Denise Lecomte
est disponible sur commande aux éditions Le Bien-Vivre: 
pierresentenac@orange.fr
( Livres d’artiste de Collection, cousu main, couverture Moulin Laroque,
papier moulin ou vergé:
tirages 100 exemplaires numérotés, prix: 15Euros )

Musique:

On peut visionner sur You-tube l'enregistrement "Mélancolie" de et par Francis Poulenc

13 septembre 2016

Poésie intemporelle



Aujourd’hui la BBC, après nous avoir fait découvrir il y a quelques années la romancière Jane Austen, nous présente 2 films absolument remarquables qui ressuscitent pour nous une nouvelliste devenue romancière (sous l’égide de Charles Dickens) à l’époque victorienne. Ces films très littéraires, dépeignent la société anglaise d’une période de progrès technique orientée vers le progrès industriel, laissant en marge toute une partie de la population que Charles Dickens a brossé abondamment dans son œuvre.
Sans entrer dans une dénonciation d’une société inégalitaire l’auteur célèbre l’humanité de certains personnages notamment des femmes plus sensibles à la détresse humaine.
Oubliée depuis des décennies Elisabeth Gaskell présente dans ces 2 livres deux aspects de la société de l’époque.

Dans son livre « Wives and Daughters » elle évoque deux classes sociales dont une très élevée dans son mode de vie privilégié et l’autre moins aisée parfois jusqu’à la pauvreté. Pourtant il arrive que ces deux populations se rejoignent pour des évènements festifs où la musique et la danse tissent un lien commun entre tous les personnages.
L’un des héros Osborne est un jeune étudiant de l’université de Cambridge, amateur de poésie dont l’ambition est de devenir poète mais qui a bien du mal, même au sein de sa famille, de se forger un avenir professionnel dans cette voie !
Ressentant de plus en plus fort son échec à concilier son métier de poète et son bonheur familial il est conduit progressivement à un état d’angoisse existentiel jusqu’à sa mort prématurée…
Son frère Roger poursuivant une carrière scientifique prometteuse connaîtra un sort plus enviable et plus acceptable aux yeux de sa famille et de la société...

Dans son livre « Nord et Sud » l’écrivain aborde le problème crucial de l’artiste et plus précisément du poète dans une société industrielle très orientée vers le progrès technique au détriment des valeurs humanistes et spirituelles.
Décrivant l’incompatibilité de ces valeurs dans un monde matérialiste elle évoque au début de chaque chapitre la présence intemporelle de la poésie mettant en exergue une citation ancienne latine ou grecque remontant aux sources de la création.

« poeta nascitur, non fit » ou

 « On naît poète, on ne le devient pas »

Et de même le don de savoir allumer un feu ne s’apprend pas !

« Allumer le feu est l’un de mes talents naturels, conclut le frère du personnage Margaret »

Ces propos m’amènent à évoquer les mots d’un poète de plus d’un siècle, Emilie Dickinson qui disait fort justement :

« L’eau s’apprend par la soif »…

Ecrire contre le néant c’est tenter de le déjouer par le langage, combler l’absence par les mots.

« Nous nous habituons à la Ténèbre
Quand la lumière manque
Comme lorsque pour attester son Bonsoir
La Voisine lève la lampe »

Ainsi pour certains êtres la poésie est un souffle vital profondément essentiel.
A ce propos, évoquons les paroles de Joseph Delteil, toujours en quête de nouveaux chemins existentiels, ce désir naissant le plus souvent dans des familles d’esprit aspirant à chanter une autre musique.
Il écrit dans la préface de ses œuvres complètes :

« J’ai confiance qu’il y aura toujours dans le monde une certaine famille d’esprits – rares et baroques – pour se plaire à ma chanson »

Ainsi remontons toujours à la source pour trouver cet élixir…
Ô combien précieux !

M.S


Pierre Sentenac "Car en amont coule la source"
huiles / bois - 1992


8 août 2016

Ode à un lion de mer



Aujourd’hui pour les grandes leçons humanitaires, il faut observer la vie des animaux. Toutes ces images souvent inattendues qui viennent vers nous par le truchement du petit écran nous bouleversent à bien des égards !


Ce sont les oiseaux de mer s’engluant inexorablement dans la marée noire, remords vivants pour notre civilisation parfois cruelle et inconsciente.


C’est enfin l’agonie émouvante de ce lion de mer que mon esprit n’arrive pas à quitter.

Grièvement blessé, il est revenu près du rivage, noyant de rouge l’eau frissonnante et, tandis que la flaque de sang allait s’agrandissant, la femelle otarie, prévenante et compatissante, l’entourait de mille caresses…


Voulait-elle l’accompagner pour un dernier adieu, adoucir ses derniers instants et par ses morsures le faire revenir à la vie ?


En tout cas, elle ne l’a pas quitté un instant, nageant sans trêve dans la grande flaque sanguinolente près de ce corps à l’agonie…


Et lui, « le mâle royal » hissant sa tête hors de l’eau, lui a livré son visage de souffrance et après s’être loyalement débattu contre la mort, il a regagné la haute mer, escorté par l’épouse fidèle, jusqu’au bout du chemin…

M.S


(Texte écrit en 1980)





Pierre Sentenac     "Ode à un lion de mer" 

dessin logiciel PAINT 08/07/2016