10 octobre 2021

A une jeune fille

 

Ce dernier livre de poésie de Michèle Serre fait suite aux ouvrages déjà publiés :

_ Les Ephémères

_ Les Ephémères II

_ La traversée des lumières

_ Le Jeu de l’ombre et du chemin , Etc…

Ainsi que des commentaires poétiques dans la collection :

« Passeurs du temps »

sur différents auteurs, entre autres : Boris Pasternak, René Guy Cadou, Chateaubriand, Marie Noël , Victor Ségalen Etc…

Pour éclairer cet ouvrage 3 poèmes…


1

Pierre Sentenac   'Le Canigou' -Acryliques, encres, pastels/Canson- 2019

                      

 Au Canigou


Lors, que la nuit me cerne

Je songe aux espaces enclos

Château-cité d’un roi dormant

Veilleur de sources

Briseur de charmes

pour moi, sa fidèle vassale

01/02/83


 


                         +        O        +


2

Le brin d’herbe et d’étoile

Deux amies lointaines

Qui s’éclairent mutuellement !


01/06/83

 

                       +        O        +


3

     Et l’on entend parfois de nuit

le cri de haute mer...

Et j’imagine

le roulement d’écailles vives

sur le sable

Je rêve d’une terre

proche de mon désir

où la mer laverait

mes brumes matinales


16/08/97

Michelle Serre





Pierre Sentenac 

'4ème de couverture'




Pierre Sentenac 

' Couverture'



P.S:

Ce livre publié par les éditions du Bien-Vivre
a été édité à 100 exemplaires numérotés, fait main sur papier vergé
couverture originale sur papier chiffon (200gr.) Moulin Laroque bleu,
il comprend 4 illustrations originales de Pierre Sentenac -Prix: 13 euros
Peut être commandé à l'adresse mail: 
pierresentenac@orange.fr


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31 mai 2021

Le voyage d'hiver I

 

Il y a des mots magiques musiques primesautières

qui nous entraînent

au-delà du temps :

Instants d’éternité…

Le voyage d’hiver de Schubert :

une rêverie tendre et familière…

Et mon imagination galope

avec la neige, avec le vent …

c’est un jour d’hiver

quel chemin s’illuminera

sous nos yeux étonnés,

quelle voix charmera notre cœur

quelles ombres veilleront sur nous

Natacha crie la neige

Natacha souffle le vent

Natacha au nom prédestiné,

une héroïne grave et belle

mûrie trop tôt par le vent de l’histoire…

Fidèle à son destin,

elle a quitté l’enfance,

ses courses effrénées dans les forêts neigeuses…

Natacha, à peine un sourire,

une héroïne précoce !

une musique secrète gît à travers ses larmes

la neige encore…

Michèle Serre



Pierre Sentenac 'Le voyage d'hiver' Photo PS

Nota:
Ce texte poétique est la suite donnée, il y a quelques années, à l'écoute du 'Voyage d'hiver' de Schubert dans la remarquable interprétation nouvelle en duo de:
_ Dietrich-Fischer Dieskau & Gérald Moore,
dans les années 50-60, devenant ainsi la référence dans l'art du Lied ...

Pierre Sentenac
Référence discographique:
Disque 33Tours, EMI Electrola  1C 127-01764/66 M



2 mai 2021

Poésie Art de Vie 1

 

Depuis sa création en novembre 2011, nous avons créé, ce livre I, qui rassemble les 20 premiers articles du blog culturel:

« poésieartdevie »

qui comptabilise à ce jour, plus de 100 articles, d’où l’intérêt de ce livre.

Il va de l’article :

Réflexions sur la poésie’ du 24/11/2011

à

Lettre à Jacques Faujour’ du 27/03/2012

D’autres ouvrages, suivront cette publication (au moins 5) pour décrire ce parcours culturel.

Un bel article préalable a déjà commenté la parution de cet ouvrage en date du : 13 février dernier dans le blog :

« loiseaudefeudugarlaban »

de Jean-luc Pouliquen, que l’on peut consulter.

P.S


Couverture du livre:



Nota :

Pulblié par les éditions du Bien-Vivre

Pour commander cet ouvrage contacter l’adresse courriel : lbvmps@outlook.fr

(Livres d’artiste de collection, cousu main, couverture Moulin Laroque, papier vergé

Tirage 100 exemplaires numérotés, prix: 13 euros)


16 décembre 2020

Première rencontre





La Création


Un chant me naît
Source d’eau vive…
D’où vient la joie étrange
qui signe la rencontre
Ne pas se laisser submerger
par le rythme des mots
les laisser mûrir dans le silence
Dévêtir les paroles
des images trompeuses
Sous l’écorce des mots
sentir le mouvement
de l’aventure
Divine chance à courir
pour celle qui a soif
_« Jusqu’au jour où je le revois
dans sa nudité totale
C’en est fait.
Elle est là, l’œuvre.
Alors, je retrouve la joie
de la première rencontre ! »


                                            Pierre Sentenac "Création sur la Ste Victoire" Encres/Arche



Le Nuage

Car il porte le chant
à travers l’horizon
Le Nuage
jusqu’à ce qu’il tombe en pluie

pour qu’on reste vivant…
Ce n’était qu’une pierre
qui vibrait près de moi
et le chant s’éloignait
Le nuage et la pluie…
Ne me demandez pas
comment je fais
si je n’écris pas ce matin
Ce n’était qu’une pierre
Pas plus… Rien de plus !



 Pierre Sentenac " Et les Nuages" Encres/Arche



A certains moments de notre vie
il y a une totalité
à laquelle il nous arrive de prendre part
des fulgurances qui saisissent notre être
et nous relient mystérieusement au Tout Autre
moments de grâce et de plénitude…
                                                                                      Michèle Serre






1 avril 2020

Conte: La petite Maison et le Vent



Le soir tombe. Le petit garçon ressent dans son cœur l’ombre menaçante qui s’étend partout dans la plaine, dans les forêts profondes et le Vent souffle en cascade remplissant de chagrin l’enfant au doux visage…
_ Mère quel est ce mal qui grossit en moi-même et me brise le corps ?
_ Ce n’est rien mon enfant que le sanglot du Vent qui s’agite en toi-même.

Voyons ne tremble plus ; je vais te raconter une histoire d’amour qui saura t’apaiser comme des caresses sur ton corps brûlant !

 
Il était une même fois une petite Maison, bien rangée et accueillante qui n’arrêtait pas de le supplier de cesser sa danse infernale, fermant ses fenêtres et ses portes pour ne plus l’entendre !
Mais voilà, il y avait aussi à côté d’elle, un joli Pommier qui faisait ses délices au printemps avec ses jolies fleurs et en automne avec ses fruits aux couleurs mordorées et chatoyantes…
Et si la petite Maison tremblait de tous ses membres quand le Vent soufflait sur son toit, elle redoutait encore plus d’inquiétude quand il ébranlait le Pommier à côté d’elle…
Et s’il allait mourir sans qu’elle puisse le secourir ?
C’est alors qu’une idée étonnante grandit dans sa tête :
« Contre la force surhumaine du Vent elle était impuissante.
Mais peut-être fallait-il essayer de le prendre par surprise ?
Un vrai piège d’amour qui l’attacherait à elle pour toujours ! »

Ce matin-là, le Vent continuait son errance folle dans la plaine et la petite Maison bien décidée à mettre fin à son aventure diabolique ouvrit toutes grandes ses portes et ses fenêtres, offrant royalement son cœur au Vent frondeur et espiègle. Et aussitôt porté par son élan, le Vent curieux et éperdu s’engouffra dans la petite Maison qui referma doucement portes et fenêtres… Et comme par magie, un feu de joie s’alluma dans la cheminée et le Vent, mort de froid et de fatigue s’endormit près de l’âtre…
Quel bonheur dit la petite Maison !

Pour le garder auprès de moi, je vais lui chanter une berceuse qui l’enchantera toute la journée mais le soir viendra, que ferais-je alors pour qu’il soit à moi toute la nuit ? Le feu peut mourir et la table mise ne saurait calmer sa soif d’aventure, s’écria la petite Maison.
Et pendant qu’il dormait, elle soufflait un frisson d’amour sur le Vent du soir, chassant de son corps les feuilles des arbres et les poussières du chemin…
Mais tout a une fin se dit-elle : le Vent inquiet et mélancolique d’avoir trop dormi s’éveilla soudain et dit doucement :

« petite Maison laisse-moi partir, laisse-moi rejoindre la ronde joyeuse des feuilles d’automne. Ouvre tes fenêtres ! Je suis jeune et gai et ne veux pas mourir comme un vieux près de ta cheminée. Mais viendra l’hiver et ses lourds frimas et je te promets de penser à toi et de revenir. Alors, attends-moi et quand vient la nuit ouvre portes et fenêtres, fais brûler le feu dans la cheminée et je m’assoirais près de toi ma belle, petite Maison au charme discret et je te promets de passer comme uns brise douce, un rêve de printemps sur ton joli Pommier ! »
Michèle Serre








Pierre Sentenac ' La petite Maison & le vent'
Image originale Paint  -01/04/2020-





25 septembre 2019

Aujourd'hui, Jeanne d'Arc

Dans une époque tourmentée, incertaine, il est bon de revenir à la source de nos vies et à tout ce qui nous a porté vers l’espérance…
Il en est ainsi pour cette figure tutélaire de Jeanne d’Arc.
Si je m’en étais tenue aux portraits que les évènements nationaux nous présentaient au niveau historique aurai-je eu cette fidélité, cette ferveur constante pour elle ?
Mais un livre fut pour moi une découverte exceptionnelle, un livre de Poésie dont la lecture ne m’a jamais vraiment quittée et que j’ai repris à certaines occasions de ma vie, de notre vie (car mon compagnon m’avait  rejoint dans mon attachement passionné ! Tous deux nés pendant la seconde guerre mondiale, nous avons décidé en 2003 de faire un voyage dans la Meuse pour mieux appréhender cette grande figure que le poète Péguy nous présentait avec admiration)
Et cette jeune bergère devient pour nous définitivement une héroïne qui avait sauvé la France
Et je nous revois longtemps silencieux devant la rivière Meuse qui, dans un été si chaud, étalait avec difficulté quelques maigres filets d’eau d’une eau presque tranquille dans sa rareté…
Longtemps nous sommes restés silencieux, évoquant avec émotion l’adieu de Jeanne à cette rivière qu’elle aimait tant :

« Adieu Meuse endormeuse et douce à mon enfance
tu demeures aux prés où tu coules tout bas
Meuse, Adieu, j’ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas. »

Nous avons murmuré, presque religieusement les quelques mots d’adieu de Jeanne :

« Quand nous reverrons-nous ?
ô maison de mon père, ô ma maison que j’aime ! »

Nous avons ramassé silencieusement un chardon égaré sur la berge boueuse et, après tant d’années, il nous arrive de penser à Elle lorsque nous jetons sur lui un regard de connivence comme si le départ de Jeanne n’était jamais définitif…
Et dans cette période troublée que notre pays subit, il est réconfortant d’évoquer ces paroles de l’historien Michelet, exprimant avec émotion  sa vénération pour Jeanne :

« Souvenons-nous toujours, Français, que la Patrie nous est née du cœur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a donné pour nous. »

(Texte extrait de Jeanne d’Arc et autres textes ‘Folio classique N°441)


M. S


Pierre Sentenac "Jeanne d'Arc"
Tech. Mixte / Canson _29,7x21cm _25/09/2019


La Meuse sinueuse h
m’entraîne au-delà
vers Jeanne
m’élève au-delà
vers Dieu...



24 août 2019

Lettre à un ami





Pierre Sentenac "Bien haut...  (poème)"

Pastels/Canson _20x15cm_ 08/2019






Bien haut passent tes paroles
en bancs d’oiseaux migrateurs
Au-dessus des murs épais
Des maisons impénétrables
au- delà des toits fleuris
comme une île de décembre…
Tes mots sont colliers d’adieu
pour mes rêves en partance…
Ils dorment sur les plages grises
Bien au-delà du silence

Michèle SERRE
Poème
Extrait de :
Les Cahiers de St-Germain des près N°4
Nota: 
 Titre des livres de poésie de Michèle Serre:
       Les éphémères I, Les éphémères II, La traversée des lumières,
      Le Jeu de l'ombre et du chemin, La terre l'homme,
      Larges comme une mer, Creus de Llum (Croix de lumière)
      Nos déserts, Jardin d'hiver, Paroles de graine
 Ainsi que: _Collection Passeurs du temps
     Passeurs du temps, Passeur du temps Moi René  (Chateaubriand),
     Ossip Mandelstam, un poète habité
     Victor Ségalen, un rêveur d'écriture
     Aux sources de l'éclair, René Char...
 Peuvent être commandés: 
    dans la collection Manuelle Numérotée à 100 ex.( prix de 15 à 19 euros)
     des éditions du Bien-Vivre à l'adresse: 
     lbvmps@outlook.fr